« Ceux qui partagent leurs souvenirs
La solitude les reprend, aussitôt fait silence,
Que dirais-tu ? Tu me parlais d’un amour si lointain
Qu’il rejoignait ton enfance.
Tant de stratagèmes s’emploient dans la mémoire »
(René Char)

Le temps s’inscrit dans notre réel et marque nos existences. Des ponctuations surgissent de cette mémoire avec laquelle nous n’en finissons pas de dialoguer, même si nos défenses s’y opposent afin d’éviter la violence des souvenirs ainsi que celle de leur disparition. Ce signifiant est mis en exergue et se module dans diverses situations ainsi, disparition d’un sujet, disparition d’une certaine clinique psychanalytique, disparition d’un monde culturel. Le plus souvent, dans l’implicite, je reprendrai le terme à plusieurs reprises.

Auparavant, pointons l’existence d’une écriture qui s’inscrit comme résistance à la disparition. Une réelle lutte pour rendre présent ce qui s’absente en s’appuyant sur une symbolisation afin de transmettre cet indicible. Quelques auteurs s’y sont précipités tels Proust, Beckett, Faulkner, Celan, Perec… nous ouvrant un chemin à suivre hors de la situation psychanalytique.

Certains entendront dans mes elliptiques propos du pessimisme. Mettons qu’il s’agit d’évoquer une intériorité et de rendre à la psychanalyse ce qu’elle nous a permis de prendre c’est-à-dire un rien de lucidité pour aborder tant les difficultés de la vie que l’idée de la mort. A moins qu’il s’agisse de ce phénomène décrit par Levi-Strauss à savoir, « pour les personnes âgées, l’histoire est généralement stationnaire » ou pire, le présent n’offre que du négatif.

Néanmoins avançons. Quand ceux qui nous ont longtemps accompagnés nous lâchent, quand leur présence s’éloigne, ils nous laissent face au vide et à un moment qui révèle un état d’abandon. Comme en miroir, s’annonce notre propre départ du monde et ce que nous perdons, les relations humaines.

En ce qui concerne les fondateurs, avant la disparition réelle de Michel De Wolf, puis de Zoltan Veress, il y avait déjà eu des disparitions du champ de l’association et ce pour diverses raisons. Eloignements géographique ou désinvestissement institutionnel. Mais une association fait rapidement son deuil et poursuit ses objectifs avec les membres d’une autre génération. Heureusement, car s’annonce la disparition des psychanalystes nés dans les années 1930 à 1945.
Pour la plupart de ces anciens, les prolongements de la guerre d’Espagne et de la Seconde Guerre Mondiale sont venus percuter et faire effraction dans l’histoire personnelle. Beaucoup d’analystes ont vu leurs familles décimées par les nazis. Zoltan lui, s’est retrouvé de décembre 1944 à février 1945 pris au piège du siège de Budapest avec les combats de rue entre les Croix fléchées aidés par les troupes SS et les troupes russes. Quarante mille civils meurent dans une ville en ruine. On doit au célèbre écrivain hongrois Sandor Maraï , la description de cette situation avec un développement sur les comportements de personnes réfugiées dans le huis clos d’un cave de la ville.[1]

Pour les uns comme pour les autres pris dans ces traumatiques circonstances, les conséquences se sont trouvées masquées par une euphorie libératrice factice, par des bricolages et des excès afin de supporter l’existence au quotidien. Pour nos collègues de l’Est vient  la disparition de leur monde par le totalitarisme stalinien et une longue période durant laquelle préside l’absence de toute joie et l’obligation de travailler sans nommer l’approche psychanalytique.

L’adolescence de cette génération entre dans un monde ravagé et certains affects ont été hypnotisés parfois scellés. L’absence ou le défaut d’une révolte contre les événements par les figures paternelles est remplacé dans l’imaginaire par des figures héroïques tels, les armes à la main, B.Durruti, G.Orwell, A.Malraux, J.Moulin, Manoukian, R.Char, les armes à la plume, Dos Passos, R.Chandler, R .Capa, E.Hemingway, J.London ou J.O. Curwwod (et j’en passe).

Pour certains, quelques uns de ces noms cités sont inconnus ou relèvent d’un passéisme, d’icônes disparues au cimetière du temps, or, « ils ont ouvert une clairière de non-impuissance et de non-indifférence »[2] . Plus tard, dans une autre démarche, les personnes évoquées seront bientôt rejointes par  la lecture de A.Gide, A.Camus, J-P.Sartre et Freud.

Pour plusieurs d’entre nous, très tôt, le refuge c’est les livres, s’entourer d’eux comme thésauriser toutes les affections et les héroïsmes possibles de l’Homme. L’Etre voulant se guérir du manque de sourire intérieur et de l’innocence d’une enfance perdue.
La lecture est du ressort d’un baume avec la recherche d’un espace restreint à l’aune de la ségrégation (ghetto, camp, interdit sur la culture) elle impose et construit une meilleure consistance à l’identité. A défaut, surgit une errance psychique qui peut confiner à la perte des repères psychiques.

Néanmoins, au bout du texte existe toujours le risque de laisser place à l’angoisse car on n’échappe ni aux traces, ni au regard de l’Autre.[3] Le transport de signifiants à signifiants renvoie à la chute d’Icare, et, au creux du silence de l’abyme, se met en évidence une question : comment justifier sa survivance, comment supporter le sentiment de honte et la culpabilité d’être ou d’avoir laissé derrière soi ceux qu’on aime ?

L’exil peut être intérieur ou un exil dans le monde, il est dans les deux cas de l’ordre d’une « Spaltung » qui met en jeu  des choix ainsi, celui d’un désir nouveau ou celui d’une négativité marquée par un abandon au sentiment d’impuissance ayant un caractère mortifère. Autre choix possible, entrer dans une autre langue sans se fermer à la langue maternelle ou bien  refuser le dynamisme de cet apport  et s’enfermer dans un plus grand isolement.
Au plan d’une réussite par l’intégration dans la langue d’adoption, voici quelques exemples en littérature et en psychanalyse, tels R.Gary, J.Kristeva, Cioran, Todorov, Semprun, Bekett…,les nombreux cinéastes d’Hollywood et tous les psychanalystes européens pratiquants aux USA ou en Amérique du Sud.[4] Quant aux échecs, ils s’inscrivent plutôt dans la déchéance  produite par  diverses addictions ou une plongée dans la dépression voire la mélancolie.

Malgré des années d’analyse, si ces affects ont été réveillés puis dédramatisés néanmoins, ils ne nous quittent pas. Dans les rêves, ils reviennent déguisés, mais à ceux qui ne sont pas toujours dupes, ils rappellent au rêveur son immobilisme et son impuissance devant les formes de totalitarisme. Derrière l’écran du rêve se dissimule le surmoi tyrannique, en terme lacanien s’y inscrit toute la problématique d’une jouissance phallique et de la jouissance de l’Autre
A l’effet de répétition des formations de l’inconscient, proposons une réponse parmi d’autres, celle du travail de la Lettre gravée au registre du Réel et représentée par les marques d’amour et de haine de Soi. La finalité de son action et son effacement n’ayant lieu que dans la Mort.

En attendant, par la réalité côtoyée, s’ouvre un entre-deux où est pris acte de la possibilité d’être rayé du monde des vivants. Ce n’est pas l’enfermement dans la caverne avec Antigone, plutôt l’écrasement sous les gravats ou l’incinération.
La vision d’une disparition ratée nous conduit à se soumettre à des choix dont l’un consiste à entamer une psychanalyse ensuite de prendre une position thérapeutique qui s’y réfère. Le choix ne se fait pas par hasard. Les mauvaises raisons sont légions,  » Quoique » comme disait R.Devos, les bonnes peuvent aussi être meurtrières.

Après quatre années de résistance, les Zélotes de Massada s’égorgent mutuellement (env. 900 personnes) pour ne pas tomber aux mains des Romains. Les habitants d’Okinawa se précipitent dans le vide pour s’éviter l’humiliation de la défaite et la honte liée à celle-ci. Ils ont ainsi manifesté leur désir de vivre hors la soumission aux représentants d’une autre culture ou religion. Autant d’exemples où les humains se sont référés à une éthique et sont allés jusqu’au bout de leur désir à moins que, plus prosaïquement, ils étaient coincés dans un carcan du désir, celui ou tout dépend d’un Autre.

Notre génération, principalement celle des années trente a rejoint les précédentes en se marquant d’une dose de stoïcisme et de scepticisme. Parmi ses membres, beaucoup ont mis en sourdine toute plainte. Ils ont utilisé leur douloureuse expérience pour contrecarrer la désespérance en s’engageant dans des défis et la prise de risques. Pour quelques uns, c’était une démarche proche de la thématique libertaire, bannissant le mépris à l’égard des hommes et de tout formatage au Maître et ce bien avant les revendications socioculturelles du mouvement de mai 1968. Sans doute n’avons-nous pas totalement réussi, mais l’intention d’avoir cette détermination et cette vision personnelle restaient toujours sous-jacentes aux actes. Même quand, sous l’influence de Freud et de Lacan, notre « Weltanschauüng » s’est vue modifiée par une pratique de l’Inconscient et nous a obligé de relativiser l’idée de liberté.

Cela prend une certaine temporalité pour les analystes et dans un premier temps, ils ont tendance à se conformer et s’identifier au produit d’un savoir prédigéré ou aux tics de leur psychanalyste. Le temps suivant devrait être celui de trouver son style tout en restant dans le cadre de l’éthique. Il n’en reste pas moins qu’il faut du courage pour faire front contre un masochisme primaire ou, pire, contre un narcissisme pervers, et arrêter de payer une dette envers une vie qui risque d’être minuscule comme l’écrit si bien Pierre Michon. Dette à payer, désir de reconnaissance, recherche de pouvoir, quête infinie pour combler le manque originaire.

Les épreuves ou faut-il dire l’expérience d’une souffrance encourue permettent de conserver une sensibilité à l’autre et de développer un fond proche de l’humanisme. Peut importe qu’il se conjugue avec celui du siècle des Lumières ou de l’humanisme sartrien prolongé par celui de Levinas. Bien sûr, après la fin de l’influence de la phénoménologie, il est de bon ton de démontrer le côté néfaste d’un humanisme universel comme détenant la vérité absolue dans le domaine de la morale. Avec juste raison quand on se rappelle les effets du colonialisme, de l’évangélisation, de l’éradication des cultures primitives et même de l’eugénisme. Ces formes d’instrumentalisation de l’humain en le ravalant au registre de l’objet et d’une chosification.

La relation à l’individu pris comme un sujet, trouve une place qui contrecarre la violence faite à l’humain. Elle peut s’inscrire comme moyen pour contrecarrer l’influence et la dépendance à un monde d’objets et de virtualités offerts au pulsionnel.
Les objets de consommation disparaissent rapidement dans un vide et s’ouvre l’insatisfaction menant à la rubrique des faits divers sous la forme de comportements poussés par un « enragement » beau néologisme de Morgan Sportès.[5]
Quant au domaine des virtualités,  un exemple récent démontre le danger de cette insertion : un psy. canadien fait des séances de thérapie par internet et voit brusquement son interlocuteur (j’omets le terme patient) se détruire avec une balle dans la tête au moyen d’un fusil. Comme quoi de l’usage de la virtualité au Réel, la chute peut être implacable quand le corps du thérapeute n’est pas présent. Ce thérapeute n’avait sans doute pas lu Antonin Artaud : « On ne se suicide jamais seul », c’est à dire que le corps est rendu à l’Autre persécuteur qui nous a fait naître. Plus simplement dit : certaines techniques peuvent provoquer la mise en place d’une dépersonnalisation et que la virtualité supprime l’altérité, la relation au semblable et engendre la facticité d’exister.

*

Sur la personnalité et les attitudes de Zoltan, beaucoup a été dit lors de la cérémonie à St Antoine, ainsi que lors des lectures publique sur son livre et  ce texte n’a pas lieu d’y revenir. La question de l’humanisme vient cependant s’introduire dans son rapport au monde et au sein de l’institution analytique.

En tant que membre fondateur, Zoltan a marqué une indéfectible solidarité et fidélité à l’esprit défini lors de la création de l’association. Un des points mis en avant était de ne viser aucune colonisation tout azimut mais bien de se centrer sur des échanges et des investissements par les membres. Travailler la clinique et s’interroger sur le bien fondé des diverses théorisations. Rester avec dignité dans une lutte pour des valeurs qui tiennent moins compte des ambitions individuelles que celle de la problématique récurrente de la transmission au service de la psychanalyse.

Il ne s’absentait jamais aux nombreuses réunions et toujours essayait de pousser les questions plus en profondeur. Bien sûr, il avait ses colères, plutôt des emportements à l’encontre de ceux qui ne répondaient pas à l’esprit de l’association. Alors pouvait surgir un élan destructif. L’anecdote suivante pour éclairer le propos : lors d’une réunion des membres nommés à l’époque effectifs et d’une discussion dont je passerai sous silence le contenu, brusquement Zoltan propose de dissoudre le Questionnement. En soi, refaire le geste lacanien et produire de la dissémination ou de la disparition. Il me plait de mettre cette intention sur un moment de désillusion et du romantisme incandescent qui vient connoter et illuminer une latence désespérance, à moins qu’il s’agisse de refaire une utopique révolution institutionnelle. Faut-il appliquer l’aphorisme généralisateur de Cioran à propos des Hongrois à savoir, que ce sont « des Huns raffinés, dotés d’une mélancolie faite de cruauté rentrée » ? Ce serait aller dans le sens d’un jugement propre à cet auteur qui en 1950 passe en revue quelques habitants des nations européennes.[6]

Quand Zoltan a proféré l’idée d’une dissolution, les autres membres effectifs le regardaient avec étonnement. Aujourd’hui, dans le contexte de l’association qui se rapproche d’autres groupes avec l’idée « tous psychanalystes », je reprendrais avec moins d’opposition l’idée de dissolution mais peut être celle de refondation va-t-elle freiner une éventuelle disparition. Car à quoi sert une institution qui ne porte plus la responsabilité[7] envers l’extérieur d’une pratique, d’une formation et d’une expérience approfondie de la cure psychanalytique ? Etre rigoureux en la matière n’est pas à confondre avec la critique émise de rigidité ce que pouvait laisser à penser quelques décisions institutionnelles. Points de désaccords entre Zoltan et moi.

Notre temps n’est plus celui du romantisme culturel avec la recherche d’une esthétique de l’excès. C’est celui de comportements dans le milieu analytique d’un narcissisme de mauvais aloi sous la forme de transfert interminable et d’actes incestueux dans la cure.
Les analystes se plaignent d’un manque de patients[8], d’une régression et même d’une déchéance de la pratique en faisant porter la cause sur les neurosciences ou les comportementalistes. Il serait indispensable, afin d’arrêter le processus de la disparition clinique de reconsidérer, hors compromission, les voies divergentes en œuvre dans le champ plus général de ce qui s’appelle la santé mentale. Comme Stéphane Hessel, indignons-nous de ces dérives qui ravalent la psychanalyse au rang d’une psychologie.

Pour conclure, une dernière considération nous ramène à Zoltan et à sa sensibilité dans l’accueil et dans l’empathie à l’égards de ses analysants ou de ceux qui le côtoyaient. Les dimensions en jeu de « l’Etre là, du  Da Sein »  heideggérien s’effectuaient et se renouvelaient avec les personnes qui m’avaient été proches et chères dans le passé comme dans le présent. Jamais, il ne perdait un désir d’entendement et de dialogue même, si parfois son insistance pouvait être désagréable.
Je pourrais m’arrêter sur l’idée qu’il frôlait la bienveillance comme la pratiquait cet autre hongrois S. Ferenczi. A la rigueur pourquoi pas si cela emporte une avancée dans la cure et dans une relation. Cependant, je vais m’autoriser un glissement homophonique type paronomase allant de « bienveillance » à « bien vaillance » car elle s’est rejouée durant la maladie et dans la venue de l’acte menant à sa disparition. Rejouée, ce qui avait été frayé ou tracé lors d’un grave moment de son passé. Maurice Blanchot dit qu’à un moment on peut se lier à la mort par une amitié subreptice.[9]

Malgré sa séparation, malgré l’exil, malgré l’adoption par une autre langue[10] , notre collègue s’est forgé une approche spécifique de ses analysants comme de sa vie. Le cruel événement de son adolescence et la proximité de la mort dans sa réalité concrète et non dans ce que nous offrent les discours théoriques sinon mythiques, sont entrés au service de ses actes thérapeutiques. Les expériences de la vie ont formées une attitude et une pratique « d’anti-dogmatisme ». Elles viendront rejoindre le mouvement de l’antipsychiatrie et de la thérapie institutionnelle.

Zoltan ne s’était pas lancé dans l’écriture et tenait plutôt de s’assurer de l’oral et du regard. Deux sortes de langage qui engagent le corps dont sa pipe faisait prolongement. L’aphorisme énigmatique de Magritte « Ceci n’est pas une pipe » s’applique ici. Or, si la pipe s’éteint, le corps lui continue à se ronger et le Réel se faufile entre le Symbolique et l’Imaginaire inscrivant les dégâts de l’invisible et de l’indicible dans le corps.

Un regret, à ma connaissance, il nous laisse peu ou pas d’écrits sur la clinique analytique. S’il n’y a pas d’écrits dans le sens de faire une œuvre ayant trait à la psychanalyse, on peut considérer que sa vie s’est écrite comme telle.

Bravant le sacrilège, j’ai transcrit pour lui un poème de Louis-René des Forêts comme si Zoltan nous l’adressait, lui qui gardait dans la voix et dans le regard l’accent de ses origines.

« Dis-toi qu’aux deux extrémités du parcours
C’est la douleur de naître la plus déchirante
Et qui dure et s’oppose à la peur que nous avons de mourir
Dis-toi que nous n’en finissons pas de naître
Mais que les morts, eux, ont fini de mourir. »

Novembre 2011

[1] Maraï,S. « Libération », Livre de poche, Paris, 2009
[2] Phrase de P.Sloterdijk à propos des héros de l’Antiquité in « Colère et temps », Pluriel, Paris, 2009, p.12
[3] Le déchiffrage théorique et clinique des traces ont été des apports fondamentaux à la psychanalyse grâce à des compatriotes de Zoltan : S.Ferenczi (première génération) ensuite I.Hermann , M.Balint, N.Abraham, Y.Fonagy.
[4] Voir M.J.Segers « De l’exil à l’errance « , Eres, Toulouse, 2010, p.105 à 119
[5] Sportès,M. « Tout, tout de suite », Fayard, Paris, 2011
[6] Cioran, « Œuvres complètes » in Histoire et utopie, Quarto, Paris , p.996 – repris du Magazine littéraire de mai 2011
[7] Je précise responsabilité pas une garantie
[8] Sauf ceux qui reçoivent des patients désirant devenir « un analyste »
[9] Blanchot, M. « L’instant de ma mort », Nrf. Paris, 2002, p.11
[10] Il n’a jamais abandonné cette langue maygare (un isolat linguistique) proche du finnois et du lapon. Pourquoi ? parce que la langue maternelle reste, même si elle est rejetée, le socle de l’inconscient.